OPINION. L’histoire des relations entre les deux puissances est remplie de tensions qui ont donné lieu à des discours catastrophistes, écrit l’universitaire René Schwok, qui ne méconnaît pas la dégradation actuelle mais rappelle que rien de définitif n’a été cassé pour l’instant

Incontestablement, les relations euro-américaines se sont dégradées. Les controverses ont rarement été aussi vives. Les tensions économiques sont intenses. Les Etats-Unis délaissent certaines valeurs «occidentales». L’Europe se sent abandonnée. Toutes ces observations d’une dissociation sont indéniables.

Il est cependant trop tôt pour en tirer des jugements définitifs. Gardons un peu de sang-froid. Maintenons un peu de distance par rapport aux affirmations péremptoires du type: «crépuscule de l’Occident», «fin de l’illusion transatlantique», «Trump a fait exploser l’OTAN», «révolution copernicienne», «alliance russo-américaine contre l’Europe», etc. Trop de commentateurs développent un discours catastrophiste, certes vendeur médiatiquement. Mais une analyse plus sobre doit rester indispensable.

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