Réalisateur, guide de montagne et aventurier, le Vaudois consacre un documentaire au dessinateur Derib en parallèle à la sortie de son dernier album, «La Promesse»
On a tous en nous quelque chose de Derib. Depuis qu’il a commencé à «schtroumpfer» aux côtés de Peyo dans les années 1960, le dessinateur a marqué plusieurs générations de lecteurs et lectrices. Sébastien Devrient en fait partie, il se souvient qu’enfant, il attendait avec impatience chaque mois l’arrivée du magazine Yakari, auquel sa mère l’avait abonné. Mais plus encore que le petit Sioux et son cheval Petit Tonnerre, c’est Buddy Longway, le trappeur que Derib dessinera que de 1974 à 2006, qui imprégnera durablement son imaginaire.
«Buddy Longway, c’étaient les grands paysages, la vie dans la nature, un monde de liberté énorme, raconte le Vaudois. Lire ses aventures me faisait rêver, j’avais envie d’aller vivre dans les bois.» D’une certaine manière, lorsqu’il part en expédition, le réalisateur, aventurier et guide de montagne a toujours un peu l’impression d’être ce héros qui vit en profonde communion avec les éléments. Inconsciemment, il imaginait que Derib, né Claude de Ribaupierre, devait ressembler à son personnage. «Mon père étant lui aussi dessinateur et peintre, je savais qu’il y avait un auteur derrière ce que je lisais. Mais j’aimais croire qu’il était un véritable aventurier, alors qu’il ne voyage finalement qu’à travers son crayon.»
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