Une fois par mois, à Paris, l’ONG Memorial organise un atelier d’écriture de lettres à destination des prisonniers d’opinion en Russie et en Biélorussie. Russophones et francophones s’y retrouvent pour témoigner de leur soutien dans la non-violence

Le sourire aux lèvres, Maria Guskova, 43 ans, noircit des pages d’écriture. Exilée en France, cette mère de famille russe est venue d’Orléans à Paris ce dimanche de mars, dans les locaux étroits de la Bibliothèque Tourgueniev, pour participer à l’atelier mensuel de correspondance avec les prisonniers politiques en Russie et en Biélorussie, organisé par l’ONG Memorial, Prix Nobel de la paix en 2022.

En 2024, 671 lettres et cartes postales, dont 168 traduites du français vers le russe, ont été envoyées en Russie et en Biélorussie par La Poste, tandis que 172 ont transité via le site de Memorial en France. Le 1er août, Oleg Orlov, défenseur des droits humains et Prix Sakharov en 2009, déclarait après cinq mois de détention en Russie: «Une lettre donne un sentiment de lien avec l’extérieur. Elle donne l’impression que ce que nous faisons a du sens.»

Voir plus