Le meilleur ami européen de «Bibi» accueille pour cinq jours son allié israélien malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. L’occasion de consolider leur importante proximité

Viktor Orban avait prévenu. Le 22 novembre 2024 sur la radio publique Kossuth, le dirigeant magyar taclait le mandat d’arrêt «honteux» de la Cour pénale internationale contre Benyamin Netanyahou et l’invitait en Hongrie, «où le jugement de la CPI n’aura pas d’effet». Ce mercredi soir, le meilleur ami européen de «Bibi» va tenir parole en le recevant jusqu’au 6 avril à Budapest. Avec une vraie garantie que l’Israélien ne sera pas inquiété?

«Le droit hongrois ne contient aucune garantie de ce genre. Le premier ministre n’est pas censé pouvoir influencer la justice supposément indépendante mais la parole d’Orban est un ordre, la CPI ne peut rien faire et Netanyahou n’aura aucun problème», explique l’avocat international Tamas Lattmann. «En revanche, l’UE n’oubliera probablement pas cette décision et pourrait lancer une nouvelle procédure d’infraction basée sur le fait qu’Orban crache au visage de la justice internationale», ajoute Lattmann.

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