CHRONIQUE. La crise politique qui s’est ouverte cette semaine en France avec la condamnation de la cheffe de file du Rassemblement national pose des problèmes démocratiques. Mais pas nécessairement ceux dont on parle le plus

L’inéligibilité immédiate de Marine Le Pen bouleverse une course à la présidentielle 2027 qui n’avait même pas vraiment commencé en France. Celle qui était considérée comme la favorite du premier tour ne pourra probablement pas s’y présenter. Le Rassemblement national, premier parti de France aux dernières élections européennes et législatives, devra donc se demander qui le représentera.

Le plan B qui semble s’imposer porte le nom du jeune (encore 29 ans jusqu’en septembre) président du parti, Jordan Bardella. Propulsé à ce poste par son mentor désormais condamné qui ne voulait plus de cette fonction (Marine Le Pen, trop prise par sa course présidentielle et son occupation du terrain parlementaire), il brille par sa popularité, notamment auprès des jeunes sur les réseaux sociaux. Dans les médias, son côté lisse et efficace quand il s’agit de dérouler l’argumentaire lepéniste lui a permis de se faire cette très belle place au soleil. Mais quand il doit affronter l’épreuve d’un véritable débat contradictoire, son inexpérience et son manque de formation initiale lui font parfois perdre ses moyens. Ce qui impose cette question: que vaut-il vraiment en dehors de l’ombre de Marine Le Pen?

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