Il est bientôt trentenaire, vit au Qatar, et représente deux marques à Genève. Dont une porte son nom, Maghnam. Des pièces de mécaniques fines inspirées de l’automobile et du spatial, qui indiquent aussi l’heure. Il ne les vend que pour pouvoir créer les prochaines

Sohaib Maghnam, retenez son nom, il n’a pas fini de faire parler de lui. Il vit à Doha. Il a 30 ans cette année et l’air serein de celui qui ne se demande pas où il va et y va à grands pas. À Genève, il porte deux casquettes: Beda’a et Maghnam. Deux marques, l’une dont il est le directeur, l’autre dont il est le moteur. Tout commence à sa naissance quelque part entre la Palestine et la Jordanie. Rien ne le prédestinait à rien, et comme beaucoup d’enfants, il aimait les voitures. Cet intérêt s’est épaissi avec le temps, jusqu’au diplôme d’ingénieur en mécanique.

Il commence à travailler dans le transport militaire, mais dans sa tête c’est une montre qui trotte. Une banale Daniel Hechter à quartz. Du standard asiatique, sans valeur technique, encore moins marchande, mais reçue de son père dans une région où on ne snobe pas l’horlogerie.

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