Dans un pays où la mobilité du bétail constitue un mode de vie, une gestion des ressources et une source de revenus, le gouvernement a décidé de réduire la mobilité de ses troupeaux pour répondre aux défis locaux, avec le soutien de la Suisse. Un pari qui fait l’objet de vives critiques sur place

Pour rejoindre le site de Gah Kêssê, il faut traverser à moto des forêts de tecks et d’anacardiers depuis le village de Tchatchou, dans le nord de la République du Bénin. En cette fin d’après-midi de février, les enfants apportent l’eau pompée du forage aux plants de tomates assoiffés.

Non loin gît une borne de passage de bétail aux tons blanc et rouge écaillés, vestige d’un temps révolu où les éleveurs accompagnaient librement leurs troupeaux depuis le Nigeria jusqu’au Togo, durant ce qu’on appelle la transhumance.

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