La Bâloise de 24 ans, établie à Fribourg, sera la voix de la Suisse au concours de la chanson, en mai prochain. Son morceau, «Voyage», est un concentré de son ADN: douceur, bienveillance et l’envie de raconter des histoires

Début mars, Zoë Më a entamé un Voyage. Un genre de turbo-décollage, propulsée sans transition vers la lumière lorsque la SSR dévoilait que c’est elle qui représenterait la Suisse à l’Eurovision cette année. Voyage, c’est aussi le titre du morceau que Zoë Më portera sur scène le 17 mai à Bâle, succédant à Nemo et à sa pop opératique. Entre cette figure incandescente et l’étape à domicile, jamais les Suisses n’auront été autant impliqués dans l’évènement. Guettant avidement le nom du nouveau, de la nouvelle porte-drapeau.

Celui de Zoë Më a fait chauffer Google ce mercredi-là. Car si elle a déjà une petite carrière derrière elle, une bonne partie du pays découvrait cette Bâloise de 24 ans, installée à Fribourg depuis l’enfance, dont l’univers a la même douceur mystérieuse que son nom de scène. Flottant entre pop et poésie, lumière et mélancolie, français et allemand. C’est ce bilinguisme, parfois dans une seule et même rime, qui a capté l’attention. «On a annoncé mon nom avant la sortie de la chanson, alors les gens ont commencé par découvrir mon monde», se réjouit Zoë Më. Jupe en tulle, bottes en cuir et joues pleines, elle porte le sourire serein des portraits de la Renaissance. Pas même harassée par la ronde d’interviews réglementaire, orchestrée à quelques semaines de la finale.

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