Tarifs douaniers, inflation, globalisation, Chine: Sharmin Mossavar-Rahmani, l’une des associés les plus expérimentées de Goldman Sachs, explique pourquoi elle estime que les mesures prises par Donald Trump sont bonnes pour les Etats-Unis et le monde

Moins de croissance pour l’économie américaine et de la volatilité, mais pas de récession ni de remise en cause de la domination économique des Etats-Unis. Tel est le scénario de l’entité de gestion de fortune de Goldman Sachs pour 2025. «Lorsque les politiques économiques provoquent de l’incertitude, où que ce soit dans le monde, la croissance en est affectée», estime Sharmin Mossavar-Rahmani, responsable des investissements du wealth management de Goldman Sachs, dans une interview donnée au Temps. Son équipe a abaissé ses prévisions de croissance du PIB réel américain de 2,3 à 2% pour 2025, mais parler de récession lui paraît exagéré, avec une probabilité estimée à 20%, stable depuis le début de l’année. «Les atouts de l’économie américaine sont sans équivalent et l’écart avec d’autres pays comme l’Allemagne, le Japon, la Chine ou l’Inde continue de se creuser», résume la partner (associée) de Goldman Sachs depuis 1993.

Les incertitudes sur les tarifs douaniers pèsent sur la croissance, mais d’autres facteurs expliquent ce point de vue. A commencer par les conditions financières, c’est-à-dire des variables telles que le niveau du dollar américain, les niveaux des marchés boursiers et les niveaux des taux d’intérêt. Ces conditions se sont resserrées depuis le début de l’année, mais pas assez pour provoquer une récession, argumente Sharmin Mossavar-Rahmani.

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