La semaine horlogère genevoise s’ouvre sur une note douce-amère. Si les grands noms du secteur s’exposent sous leur meilleur jour, tout le secteur, en coulisses, fait face aux difficultés. Les fabricants de montres sont en première ligne
Entre enlisement et célébration, l’horlogerie ne sait décidément plus sur quel pied danser. «Tout le réseau de sous-traitants chôme. Il y a trop de stock. On souffre tous», explique sous le couvert de l’anonymat un important fournisseur de La Chaux-de-Fonds. «Partez à la rencontre de celles et ceux qui constituent les rouages de cette exceptionnelle semaine horlogère», invite le site du salon Watches and Wonders qui ouvre ses portes ce 1er avril. Ces messages que tout oppose forment pourtant les deux faces d’une même médaille.
Côté salons, les marques entretiennent les vibrations positives, on en aura la preuve au bout du lac jusqu’au lundi 7 avril. Côté usines, les entrepreneurs s’enlisent sans visibilité, en essayant tant bien que mal de réduire leur surcapacité sans perdre les compétences qui leur permettront de rebondir. Cette dissonance n’a rien d’inhabituel, elle fait partie du concert général. L’horlogerie est un écosystème industriel complexe et tout repose in fine sur la capacité des marques à se rendre désirables. C’est dans la nature même de l’horlogerie: la montre est un produit d’émotion, pas de nécessité.
Voir plus