REVUE DE PRESSE. La condamnation de la cheffe de file du Rassemblement national signe un coup d’arrêt dans sa carrière, mais alimente le discours victimaire du parti, estiment les grandes rédactions occidentales. Donald Trump a montré la voie

Lundi, quelques heures après que Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournements de fonds publics européens et déclaré inéligible pour cinq ans par la justice, la directrice déléguée de la rédaction du journal L’Express, Anne Rosencher, écrivait dans les colonnes du journal français: «depuis quelques heures, je vois des gens que j’estime et que j’apprécie se réjouir, au nom de la défense de la démocratie, de ce que Marine Le Pen soit peut-être disqualifiée, par décision de justice, pour la présidentielle de 2027». Et ajoutait: «Je ne peux toutefois m’empêcher de penser qu’ils trinquent sans le voir à une catastrophe».

La journaliste tombait ainsi d’accord, peut-être sans le savoir, avec de nombreux journaux européens et américains aux sensibilités politiques variées. «Ce jugement – quoi qu’on en pense sur le fond – ne manquera pas de souffler sur les braises du ressentiment, qui triomphe, petit à petit, dans les nations occidentales. Partout, les peuples ont le sentiment qu’on leur vole leur souveraineté».

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