Des travailleurs dans les foyers d’accueil des requérants mineurs non accompagnés demandent des compensations pour leurs horaires nocturnes. Soutenus par le syndicat SSP, ils regrettent que l’Hospice général ne soit pas en adéquation avec les normes fédérales et cantonales
Travailler quatre nuits par semaine de 21h à 7h: c’est le quotidien de Isabella, Juliette, Sophie*, David* et Jérôme*. Ces cinq intervenants de nuit, également appelés «IDN», travaillent pour l’Hospice général genevois au sein de l’unité Aide aux migrants (AMIG). Leur présence est exigée dans tous les foyers accueillant des mineurs, où ils assurent une présence nocturne continue. «Nous faisons la cuisine, les devoirs. Nous écoutons les jeunes, les accompagnons aux urgences si besoin, les réveillons, gérons leurs crises d’angoisse», détaille Juliette. «Notre quotidien est aussi régulièrement fait d’agressivité verbale et physique. Cela génère une situation de grande fatigue», précise Jérôme. Certains requérants mineurs non accompagnés (RMNA) souffrent de stress post-traumatique, expliquent-ils.