A 40 jours du concours, l’hôte a demandé de l’aide aux autres cantons pour assurer la sécurité pendant la compétition. Contrairement à la ville, le canton de Zurich a refusé d’envoyer des agents, estimant avoir trop à faire sur son propre territoire

Depuis que Bâle a décroché l’Eurovision (ESC) en août dernier, la ville le répète sur tous les tons: «Les exigences en matière de sécurité sont énormes mais l’événement a la plus haute priorité». En décembre, le canton-ville annonçait la création d’une centrale d’organisation commune avec Bâle-Campagne pour l’organisation du concours, tandis qu’une possible participation de l’armée n’était pas exclue. Mais «pour des raisons tactiques», le dispositif prévu sur place demeure secret. Toutefois une chose est claire: la chose est prise très au sérieux à Bâle. Qui a désormais demandé de l’aide dans toute la Suisse.

Ce dimanche, la NZZ révélait que, face à l’ampleur du défi sécuritaire et sachant que la police bâloise est en sous-effectif chronique, la cité rhénane a sollicité l’appui des quatre coins du pays au sein de la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police. Un renfort qui lui a été largement accordé… à l’exception notable du canton de Zurich, dont le ministre de la Sécurité, Mario Fehr (sans parti), craint pour sa propre ville. A Bâle comme Zurich en effet, de possibles heurts liés au conflit au Moyen-Orient suscitent l’inquiétude des autorités.

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