Musicien devenu réalisateur de documentaires musicaux, Bruno Monsaingeon a collaboré avec le Quatuor Arod pour un film qu’il vient présenter à La Chaux-de-Fonds en marge d’un concert de l’ensemble. Conversation

Sur son site internet, Bruno Monsaingeon indique qu’entre sa naissance en décembre 1943 à Paris et sa mort («attendue pour un 27 janvier – devinez pourquoi – année et lieu encore inconnus»), il «se sera consacré à la musique, en jouant du violon, en écrivant des livres et en réalisant des films». Et de lister ensuite les artistes avec lesquels il a collaboré pour tourner des documentaires précieux, permettant d’approcher au plus près la musique et le jeu. On y trouve les noms de Yehudi Menuhin, Glenn Gould, Nadia Boulanger ou encore Dietrich Fischer-Dieskau.

Bruno Monsaingeon a côtoyé les plus grands, et pourrait se dire qu’il a tout vu et tout entendu, mais au contraire, il est constamment à la recherche d’émotions nouvelles. Comme lorsqu’il a entendu un disque du Quatuor Arod, formé en 2013 au Conservatoire de Paris, et dont il n’avait jamais entendu parler. «J’ai littéralement été terrassé par ce que j’écoutais; je n’avais jamais entendu une telle beauté et une telle force de frappe dans un quatuor professionnel», confie-t-il au téléphone à quelques jours de venir présenter à La Chaux-de-Fonds le film qu’il décidera aussitôt de réaliser avec eux, Ménage à quatre (2023). Après un premier contact épistolaire: «Je n’écris jamais de lettre de fan, mais là je n’ai pas pu m’empêcher de leur envoyer un petit mot pour leur dire mon émotion.»

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