Estimant que le contre-projet du Conseil d'Etat est insuffisant pour protéger la colline sur le long terme, le comité d'initiative a décidé de maintenir son texte. La population vaudoise devra trancher
L’initiative «Sauvons le Mormont» est maintenue. La population vaudoise devra trancher entre ce texte, qui veut inscrire la colline dans la Constitution cantonale, et le contre-projet du Conseil d'Etat, lequel propose une protection dans la loi.
Protéger dans la loi la colline surplombant les villages d’Eclépens et de La Sarraz, devenue célèbre lors de l’occupation de la ZAD entre 2020 et 2021, est trop «fragile et insuffisant», estime le comité d’initiative lundi dans un communiqué. Il pointe également que si le texte du gouvernement «est effectivement intéressant en ce qui concerne l’économie circulaire,
il ne traite pas du domaine de la construction, ni du béton».
Selon lui, même si la loi proposée va dans la bonne direction, il existe «un risque trop grand» que, lorsque les autorisations d’exploitation par Holcim seront épuisées, «les géants de ciment fassent pression pour l'abroger et permettre une destruction totale du Mormont.» Une telle abrogation ne nécéssiterait qu'un simple vote du Grand Conseil, souligne le comité, qui estime nécéssaire de maintenir la pression sur le gouvernement.
Pour le Conseil d'Etat, dont le contre-projet a été soutenu en février par le Grand Conseil, il faut certes protéger le Mormont, mais pas en faire la même exception que Lavaux, seul site naturel à figurer dans la Constitution vaudoise. A ses yeux, la protection dans la loi (comme la Venoge par exemple) est suffisante.