Lundi matin, une inéligibilité immédiate prononcée contre la candidate naturelle de l’extrême droite à l’élection présidentielle aurait des conséquences sur la stratégie de son parti, la sérénité des débats en France et toute la séquence électorale à venir
L’affaire des assistants parlementaires travaillant pour les eurodéputés de l’ex-Front national pourrait livrer ses premières conséquences politiques lourdes et concrètes ce lundi 31 mars dans la matinée. Marine Le Pen connaîtra son sort dans le procès en première instance qui la vise avec une vingtaine d’autres prévenus devant le Tribunal correctionnel de Paris.
Après deux mois d’audience (du 30 septembre au 27 novembre derniers), le verdict est attendu dans cette procédure portant sur des soupçons d’emplois fictifs. Ce que les procureurs dénoncent, c’est un «système de détournement» des plus de 21 000 euros mensuels que chaque député européen reçoit de l’UE pour rémunérer ses assistants parlementaires. Alors que ces frais doivent être réservés au travail réalisé pour le Parlement européen, les assistants des élus FN (devenu RN en 2018 alors que les faits courent entre 2004 et 2016) auraient en réalité travaillé majoritairement pour faire tourner le parti à Paris. Les magistrats soupçonnent que ce système a été partiellement commandité par celle qui était présidente du parti et députée européenne à l’époque: Marine Le Pen.
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