C’est la région de Mandalay, deuxième ville de Birmanie, qui a été la plus touchée. Les secousses ont semé la terreur jusqu’à Bangkok, en Thaïlande, à 1000 kilomètres de l’épicentre. Le bilan humain risque de s’alourdir
Plus de 1.600 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants. Le tremblement de terre, peu profond, ce qui a augmenté son impact, s’est produit vendredi au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing (centre) vers 6 h 20 GMT (12 h 50 en Birmanie et 13 h 20 en Thaïlande), suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,4 (révisée ensuite à 6,7).
Au moins 1.644 personnes ont été tuées, et 3.408 blessées en Birmanie, a indiqué samedi la junte au pouvoir, en majorité dans la région de Mandalay (deuxième ville du pays), considérée comme la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait fortement s’aggraver. A Mandalay, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitation de douze étages, selon un responsable de la Croix-Rouge.
Le chef de la junte au pouvoir, Min Aung Hlaing, a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant «tout pays, toute organisation» à apporter son secours. Les autorités birmanes ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées. La Chine a déclaré avoir envoyé 82 sauveteurs, et s’est engagée à fournir une aide humanitaire d’urgence de 13,8 millions de dollars. Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Corée du Sud, la Malaisie, l’Organisation mondiale de la santé et la Suisse ont également annoncé leur aide. «Nous allons les aider (…) C’est terrible ce qu’il se passe», avait déclaré de son côté vendredi le président américain Donald Trump.
Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. La guerre civile en cours a déplacé quelque 3,5 millions de personnes, selon les Nations unies, qui ont prévenu fin janvier que 15 millions de Birmans risquaient de souffrir de la faim en 2025, avant même que le séisme ne survienne.