L’élu socialiste a indiqué vendredi avoir déposé sa candidature auprès de son parti pour une quatrième législature. Il siège à la Municipalité de la capitale vaudoise depuis 2011

Grégoire Junod briguera un quatrième mandat à la Municipalité de Lausanne lors des élections communales de 2026. Dans une interview au journal 24 Heures, il annonce déjà vouloir rempiler pour une troisième législature en tant que syndic de la Ville.

«Aujourd’hui, j’ai déposé ma candidature à mon parti pour la Municipalité de Lausanne. Mais si cela se passe bien, que le Parti socialiste reste en tête, effectivement je serais heureux de pouvoir continuer comme syndic. Mais ce sont évidemment les électrices et électeurs qui décideront», indique Grégoire Junod, 49 ans, dans le média vaudois.

Interrogé sur l’exercice du pouvoir, il répond: «Je constate qu’un élu occupe une petite parcelle de pouvoir. Le système suisse est construit comme cela. Dans une Municipalité, même comme syndic, on est un parmi les sept». «Tous les grands projets doivent être négociés avec le Canton et la Confédération, qui ont d’autres majorités politiques que Lausanne. Je n’aurais sans doute pas dit cela il y a 20 ans, mais je crois que c’est finalement un système assez sain», poursuit-il.

Le successeur de Daniel Brélaz

Le syndic de la Ville, en charge de la culture et du développement urbain, est en fonction depuis 2016. Il avait succédé à l’écologiste Daniel Brélaz. Il a fait son entrée à l’exécutif lausannois en 2011, comme directeur de la culture et du logement jusqu’en 2012, puis comme directeur du logement et de la sécurité publique jusqu’en 2016.

Conseiller communal de 1998 à 2007, président du Parti socialiste lausannois de 2004 à 2008, Grégoire Junod a été député au Grand conseil vaudois de 2007 à 2012. En 2005, il avait été nommé secrétaire syndical à Unia, jusqu’à son élection à la Municipalité.

Parmi les municipaux en poste, outre Grégoire Junod, Pierre-Antoine Hildbrand (PLR), 48 ans, les Vert·e·s Natacha Litzistorf (environnement) et Xavier Company (énergie) ont déjà annoncé leur volonté de rempiler. En revanche, la socialiste Florence Germond (finances) et le popiste David Payot (écoles) ne se représenteront pas. Seule la socialiste Emilie Moeschler, en charge des sports, n’a pas encore dévoilé ses intentions. Sauf surprise, elle devrait aussi poursuivre l’aventure.

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Le PLR a récemment décidé de partir à trois en mars 2026. Pour accompagner le sortant Pierre-Antoine Hildbrand en charge de l’économie et de la sécurité (déjà deux mandats), l’assemblée générale du parti a désigné Marlène Bérard et Mathilde Maillard.

Natacha Litzistorf, 56 ans, a été élue en 2016 à la Municipalité de Lausanne. Si elle est réélue en 2026, il s’agirait de son troisième mandat. Xavier Company, 36 ans, a été élu en 2021. Une réélection lui ouvrirait les portes d’un deuxième mandat.

Depuis plusieurs années, l’exécutif lausannois est largement dominé par la gauche (3 PS, 2 Vert·e·s, 1 POP et 1 PLR).