La défense a demandé une mise sous scellés dans l’affaire du marquage d’une piste cyclable par des militants anonymes d’Extinction Rebellion. Le procureur s’y oppose en justifiant ses investigations très poussées. La polémique rebondit aussi devant le Grand Conseil
Le bras de fer se poursuit entre le Ministère public genevois et la défense des militants d’Extinction Rebellion embarqués dans cette histoire de marquage sauvage d’une piste cyclable sur le bitume cantonal. Dans cette affaire assez singulière, révélée début février par Le Temps, le procureur Walther Cimino a demandé la levée des scellés requis par les avocats sur la montagne de données récoltées lors de l’enquête tous azimuts visant à démasquer les auteurs de cette action nocturne.
Cette procédure de scellés, toujours hyper complexe, vise à déterminer si des documents saisis contiennent des secrets légitimes qui doivent être soustraits du dossier et donc du regard des autorités de poursuite pénale, comme le soutiennent ici Mes Olivier Peter et Raphaël Jakob. Le parquet pense le contraire et détaille ses arguments à l’intention du Tribunal des mesures de contrainte (TMC), compétent pour trancher la question. Dans sa demande, que nous avons pu consulter, le procureur justifie par la même occasion la débauche de moyens entrepris pour élucider ce dommage à la propriété.
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